L U S O PON I E
LES NOUVEAUX MONDES DU MONDE
UNE RECHERCHE ORIENTÉE SUR LA NET
par
Luís Aguilar

 

R é p o n s e s

  1. Que signifie le terme lusophonie ?

    Lusofonia signifie tout simplement, la capacité de parler la langue des lusitaniens et de ce personnage légendaire Luso: donc la langue portugaise. Au temps des Romains, une partie du territoire actuel du Portugal se nommait, la Lusitanie. Luso est le fils, ou l'ami du dieu Bacchus, dieu romain du vin, des débordements, ainsi que de la nature. À Luso, la mythologie lui attribue la fondation da la Lusitanie.

    Les mots luso et lusitanien sont des synonimes de portugais, come le gaulois l'est du français et britannique de l'anglais. FON- vient du grecque et veut dire "son"; "voix"; "mot"; langue.
    ia, c’est le suffixe grecque pour définir un état, une capacité.

    Donc, Lusophonie (Lusofonia) signifie tout simplement, la capacité de parler la langue de luso.

  2. Quand a-t-on créé l’organisation internationale CPLP - Communauté des Pays de Langue portugaise ? Quels en sont les objectifs et quels en sont les pays membres ?

    La CPLP a été créée le 17 juillet 1996 et est formée des pays de langue portugaise. Elle est une communauté linguistique: un ensemble humain né de l'histoire. Cet ensemble a trouvé sa concrétisation dans l'accord orthographique signé à Rio de Janeiro en 1990. Cet accord fut de fait l'acte fondateur de la CPLP. La Lusophonie est aussi un espace économique, une organisation politique et une organisation culturelle, dont le fondement est la langue portugaise, lien historique et patrimoine commun des huit (Article 3 de l'Accord du 17 juillet 1996).

    Un grand nombre d'accords culturels tracent les bases de l'action commune aux huit pays qui manifestent ainsi leur volonté de tisser des liens étroits entre les peuples au service de l'enseignement, de la recherche et de la culture.

    Les objectifs sont de consolider et de développer la démocratie ainsi que de définir un projet politique fondé sur l’histoire et le patrimoine qui relie les huit pays. De plus, ils veulent améliorer leurs conditions sociales, culturelles, économiques ainsi que les domaines de la santé et de l’éducation. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour atteindre tous ces objectifs. La CPLP est régie par ces principes de base :

    • Égalité souveraine des États membres;
    • Non-ingérence dans les affaires internes de chaque État;
    • Respect de l’identité nationale;
    • Réciprocité de traitement basée sur la paix, la démocratie, l’état de droit des droits humains et de la justice sociale;
    • Respect de l’intégrité territoriale;
    • Promotion du développement et de la coopération mutuelle.

    Les pays faisant partie de la CPLP sont l’Angola, le Brésil, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique, le Portugal, São Tomé et Principe et Timor oriental.

  3. Qu’est-ce que les PALOP ? De quels pays s’agit-il ? Quand et pourquoi, se constituèrent-ils en organisation? Quels objectifs poursuivent-ils ?

    Les PALOP sont constitués de cinq pays africains dont la langue officielle est le portugais, chacun possède des caractéristiques géographique, économique et démographique différentes.
    Les cinq pays africains du CPLP font parti du PALOP: l’Angola, le Cabo-Verde, la Guinée-Bissau, le Mozambique et Sao-Tomé et Principe. Elles sont des anciennes colonies du Portugal. Cette organisation fût créée en 1986 dans le but de faciliter leur inclusion sociale. Regroupés ensemble les pays ont plus de pouvoir lorsqu’il est question de commerce avec les pays membres de l’Union européenne. Ils s’inspirent de l’Organisation de l’Unité Africaine. Cette organisation a été créée le 25 mai 1963. Les objectifs primordiaux sont la liberté, la justice, l’égalité et la dignité.

  4. Quelles sont les différences entre les CPLP et les PALOP, notamment au niveau de la composition et des objectifs de chacun?

    La différence entre la CPLP et les PALOP est très simple. La CPLP comprend tous les pays au monde dont la langue officielle est le portugais, tandis que les PALOP ne comprennent que les pays africains, dont la langue officielle, est le portugais. Les objectifs de la CPLP traitent surtout des aspects concernant la coopération sociale, culturelle et économique. Pour ce qui est du PALOP, c’est plutôt basé sur la solidarité sociale et sur leurs facteurs historiques communs en tant que pays colonisés par le Portugal. Le peuple africain a des problèmes spécifiques tels que le développement et la démocratisation.

  5. Indiquez les pays correspondants aux drapeaux suivants:


a) b)c)d) e)f) g) h)

a) Cap-Vert
b)
San Tomé et Principe
c) Mozambique
d) Guinée-Bissau
e)Portugal
f) Angola
g) Brésil
h) Timor

6. Quelles sont les dates officielles des découvertes des pays lusophones par les navigateurs portugais?

Guinée-Bissau a été découverte en 1446 par le navigateur Nuno Tristão;

Le Cap Vert a été découvert entre 1460 et 1462 par les navigateurs Diogo Gomes, António da Noli et Diogo Afonso;

San Tomé et Príncipe a été découvert en 1470 par les navigateurs Pedro Escobar et João de Santarém;

Angola a été découverte en 1484 par le navigateur Diogo Cão;

Le Mozambique a été découvert en 1498 par le navigateur Vasco de Gama;

Le Brésil a été découvert en 1500 par le navigateur Pedro Álvares Cabral;

Les portugais sont arrivés à Timor Lorosae entre 1510 et 1515.

7. Quelles sont les dates de l’indépendance des pays de la CPLP?

Tous les pays de la lusophonie ont été colonisés vers le XVIe siècle par les Portugais. L’indépendance du Brésil est le 7 septembre de 1822. Ce fut donc la première colonie Portugaise à l’obtenir. Soit plus d’un siècle plus tard, les colonies africaines ont obtenu leur indépendance suite à la chute du régime Salazariste au Portugal le 25 avril 1974. En ordre nous avons la Guinée-Bissau (déclarée le 24 septembre 1973, mais reconnu seulement le 10 sept 1974), le Mozambique (25 juin 1975), les îles de São Tomé et Principe (12 juillet 1975), Cap Vert (5 juillet 1975), l’Angola (11 novembre 1975) et finalement la dernière colonie portugaise à obtenir sont indépendance fut Timor oriental qui a proclamé son indépendance du Portugal le 28 Novembre 1975 et a été envahi et occupé par les forces indonésiennes neuf jours plus tard. Il a été incorporé à l'Indonésie en Juillet 1976. Le 30 août 1999, lors d'un référendum supervisé par l'ONU populaire, à une écrasante majorité de la population du Timor oriental a voté pour l'indépendance de l'Indonésie. Le 20 mai 2002, Timor a été internationalement identifié comme état indépendant.

8. Quels sont les pays qui appartiennent à la Lusophonie, mais aussi à la Francophonie, au Commonwealth et à l’OEI - Organisation des États Ibéro-américains?

49 états font partie de la francophonie. Parmi ceux-ci figurent certains pays faisant partie de la CPLP dont le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et São Tomé et Principe. Le Mozambique est membre du Commonwealth. Bien entendu, les pays faisant partie de la CPLP et de la OEI sont le Brésil et le Portugal.
En résumé:
Francophonie : le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et Sao-Tomé et Principe
Commonwealth : Mozambique
OEI : Brésil et le Portugal

9. Quelles sont les comparaisons entre la Lusophonie et le Commonwealth, la Francophonie, les mondes hispanophone et arabophone?

La Lusophonie ne peut se comparer à l’Hispanophonie et à l’Arabophonie, car bien que les termes se retrouvent dans le dictionnaire, ces regroupements n’ont pas de mouvement à proprement dit. Mieux structurée que la lusophonie, la francophonie c’est une association qui s’implique dans divers projets pour promouvoir la langue française et pour s’assurer qu’elle soit bien utilisée et écrite. Pour ce qui est du Commonwealth, c’est un regroupement de pays qui se prononcent sur des questions politiques et économiques.

La Lusophonie est plus comparable à la Francophonie qu’au Commonwealth. La raison est que le Commonwealth agit aux niveaux politique, social et économique dans certains pays du monde dont la langue officielle de chacun n’est pas nécessairement la même. La Francophonie et la lusophonie agissent plus à la diffusion et à l’enrichissement de leur langue respective.

10. La Lusophonie se restreint-elle uniquement aux huit pays de langue portugaise?

La lusophonie n’est pas nécessairement que les huit pays dont la langue officielle est le portugais. La lusophonie est plus un ensemble de pays dont une grande partie de leurs habitants parle portugais. La lusophonie tout comme la francophonie a comme but de promouvoir et de protéger sa langue partout au monde.

11. Quelles sont, selon vous, les autres communautés qui pourraient intégrer le monde de la Lusophonie?

Tout territoire où l'on parle la langue portugaise.

12. Parmi les pays et régions suivants, quels sont ceux où l’on peut trouver des communautés lusophones: Galicie, Olivença, Goa, Daman, Diu, Macao, Madère, Canaries, Ceuta, Açores, Bénin, Congo, Melaka, Andalousie, Catalogne, Pays Basque, Sri Lanka?

Les régions que l’on ne peut considérer comme faisant partie de l’espace lusophone sont les suivantes: les Canaries, Ceuta, le Congo et l’Andalousie. La raison est fort simple, aux îles Canaries ainsi que l’Andalousie dont la langue est l’espagnol, ce qui fait qu’elles sont complètement exclues de la lusophonie. Pour ce qui est de Ceuta, malgré la domination portugaise au XVIe siècle, cette région est maintenant espagnole. Passons maintenant au Congo dont la langue officielle est le français ce qui nous le fait immédiatement exclure de la lusophonie.

13. Dans quels pays, le portugais, en tant que langue maternelle, est-il parlé par l’écrasante majorité de la population?

Le Portugal et le Brésil sont les deux seuls pays de la lusophonie dont la langue maternelle ainsi que la langue officielle est le portugais.

14. Le portugais mis à part, puisque langue officielle, quelles sont les autres langues parlées de manière significative, dans les différents pays lusophones?

Dans tous les pays de la lusophonie, plusieurs langues autres que le portugais sont parlées:

  • Angola : une quarantaine de langues y sont parlées dont l'umbundu, le kimbundu, le kikongo, le quioco et le ganguela.
  • Brésil: le portugais est, bien entendu, la langue officielle et majoritaire. Par contre, le Brésil compte plus de 170 langues autochtones.
  • Mozambique: le portugais est la langue officielle, mais il y a les Groupes minoritaires: macua ou makhuwa (13,2 %), tsonga (11,4 %), lomwe (6,8 %), sena (5,7 %), macua-meetto (4,2 %), chopi (4 %), tshwa (3,6 ), chuwabo (3,5 %), macua-niassa (2,6 %), ndau (2,6 %), ronga (2,2 %), marenje (2,1 %), maconde (1,9 %), maca du Sud (1,9 %), tete (1,3 %), tewe (1,3 %), tonga (1,1 %), yao (1 %), manyawa (0,7 %), manyaka (0,5 %), nsenga (0,5 %), mwani ou ibo (0,5 %)
  • Cap Vert, Guiné-Bissau, Mozambique, São Tomé et Principe: Le portugais est la langue officielle de ces pays, mais les gens du peuple parlent plusieurs dialectes ou créole-portugais comme langue maternelle.
  • Nous avons le créole capverdien pour les gens de Cap-vert
  • En Guinée-Bissau, les habitants parlent surtout le krioulo (créole portugais) à 80% et le balante qui est la langue maternelle première à 25%.
  • L’Angola n’a pas de langue vraiment significative puisqu’il contient énormément de dialectes. En voici quelques uns: ovimbundu, kimbundu et bakongo. Pour ce qui est du Mozambique il y a une trentaine de langues et autres dialectes. Par contre le macua (26%) et le tsonga (11%) sont les plus parlés.
  • À São Tomé et Principe c’est le santoméen qui est parlé majoritairement. Dernièrement, le tétum est la langue la plus utilisée au Timor oriental et ce à 80%.
  • Portugal: le portugais est la langue officielle majoritaire. Par contre, avec la venue d’autre gens de nationalité différente, le Portugal compte de plus en plus de langues variées.

15. Dans quelle mesure peut-on présumer que la langue est le premier pas vers la consolidation et l'affirmation de l’espace lusophone?

La Langue portugaise est le lien primordial pour l’affirmation de la lusophonie.
La langue portugaise est le premier critère que l’on doit considérer pour pouvoir dire que l’on appartient à la lusophonie.
La lusophonie est tout d’abord une communauté de personnes et de leur pays ayant des intérêts communs mais surtout une langue commune qu’ils veulent préserver.

16. Combien de Portugais vivent hors des frontières portugaises, constituant ce que l’on nomme communément la diaspora portugaise? Dans quelle mesure peut-on considérer que les différentes communautés portugaises dispersées de par le monde sont membres intégraux du monde lusophone?

Il y a environ 4,5 millions de personnes d'origine portugaise dispersés un peu partout à travers le monde. La plupart continuent à parler le portugais entre eux et pratiquent les coutumes de leur pays natal. Leurs activités courantes sont étroitement reliées à ce qu’ils faisaient autrefois au Portugal. Par exemple: la nourriture (surtout le pain), les célébrations eucharistiques, les fêtes et rituels religieux. La France (750 000 de personnes d’origine portugaise), le Paraguay (636 000), l’Afrique du Sud (617 000), les États-Unis (365 000), la Suisse (86 000) etc. constituent une partie de la diaspora portugaise. Ce sont des pays dont la langue officielle n’est pas le portugais, mais qui sont composés d’une grande majorité de leurs habitants d’origines portugaise. Ces Portugais ont leur communauté dans ces pays, ils diffusent la langue portugaise à travers leurs journaux, leurs associations, leurs écoles etc.

17. Combien de Brésiliens vivent hors du Brésil, constituant ce que l’on pourrait dénommer la diaspora brésilienne ?

On peut appeler également la diaspora brésilienne tout pays où habitent maintenant des Brésiliens d’origine car eux aussi diffusent leur langue maternelle dans ce pays. Nous n’avons qu’à penser aux enseignants qui donnent leurs cours et qui apprennent aux gens comment se parle et s’écrit leur langue. On estime à 1 374 000 le nombre d’émigrés brésiliens. On retrouve tout près de 970 000 en Amérique du Nord, 250 000 au Japon et 127 000 en Europe. On dit d’eux qu’ils sont des lusophones, et qu’avec leurs descendants, ils seraient environ 3 millions de personnes à travers le monde.

 

18.La lusophonie peut-elle être perçue dans le cadre du Cinquième Empire, comme un facteur conjuguant le songe utopique avec un projet culturel, d’avantage orienté vers un pouvoir spirituel plutôt que temporel?